L’association des petites et moyennes industries de la Guyane organise la semaine de l’industrie guyanaise. Elle a commencé le 21 septembre et s’achève aujourd’hui. Durant cette rencontre entre les différents patrons de la région, de nombreuses difficultés ont été mises en avant.
Il semble difficile pour les entrepreneurs guyanais d’améliorer l’économie de leur département. D’abord parce que pour le moment les industriels s’adaptent au marché local, et ne produisent donc que de petites quantités. Agrandir l’entreprise signifie débourser beaucoup d’argent. Un investissement lourd que ne peuvent pas se permettre la plupart des guyanais. Et même lorsqu’ils essaient, en réduisant le nombre de salariés, cela ne donne pas la hausse escomptée.
Mais certain compte sur la croissance démographique (la plus haute de France avec 3,8%) pour résoudre en partie le problème. Car il faut savoir que sur les 1400 industries recensées dans la région, seule la moitié n’ont que pour unique salarié, le chef d’entreprise. Conclusion : moins de production et moins de bénéfice.
Les entrepreneurs souhaitent également attirer l’attention sur certains secteurs qui peinent à évoluer en Guyane. Il s’agit d’abord des énergies renouvelables. Les lois appliquées en métropole ne sont pas adaptées à la Guyane. Et elles sont plus contraignantes qu’autre chose. Il y a également le problème de la pierre. Les Guyanais pensent devoir en importer d’ici 10 ans si rien n’est fait. Le territoire manque de carrières et ne bénéficie pas d’assez de ressources. Bientôt, sa propre production ne suffira plus pour construire des bâtiments. Pour finir, le bois. La Guyane ne fait pas le poids à côté de son voisin et concurrent : le Brésil. Comment être compétitif sans un coup de pousse ?
Les industrielles tirent la sonnette d’alarme, ils ont besoin d’un peu d’aide pour faire décoller leur économie.
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